Les origines du Gravel
Le Gravel, ce n’est pas une mode sortie de nulle part. C’est même un retour aux sources.
À la fin du XIXᵉ siècle, les premiers cyclistes roulaient déjà sur des routes en terre pour relier les villes — souvenons-nous des débuts du Tour de France.
Avec l’arrivée de l’asphalte et des routes modernes, cette pratique a peu à peu disparu… avant de renaître.
La vague actuelle du Gravel est apparue aux États-Unis il y a une quinzaine d’années. Là-bas, l’immensité du territoire rend impossible le bitumage total du réseau routier. Résultat : des kilomètres de pistes poussiéreuses idéales pour cette pratique.
Le mot « Gravel » vient d’ailleurs de l’anglais gravier. Faire du Gravel, c’est rouler sur des chemins, des sentiers, des routes imparfaites mais praticables.
Le Gravel offre une sensation unique : un mix entre la vitesse et l’agilité du vélo de route, et la robustesse du VTT.
Rien de nouveau donc… juste le cyclisme dans sa forme la plus originelle.
Une pratique en vogue, conviviale et libre
Le Gravel séduit de plus en plus de cyclistes en quête de nouveauté, d’aventure et de dépaysement.
Les traces Gravel traversent des paysages spectaculaires, proposent une infinité de parcours et de vrais défis techniques : montées raides, descentes rapides, terrains variés.
Tout est possible :
- Des sorties courtes et intenses,
- Ou de grandes aventures sur plusieurs jours, façon bikepacking.
Mais le Gravel, c’est aussi un état d’esprit. Oui, il y a l’effort, le plaisir de rouler loin des routes fréquentées, parfois avec cette sensation grisante d’être « perdu au milieu de nulle part ».
Et puis il y a l’après : partager une bière, un repas, un moment convivial.
Le Gravel, c’est autant le sport que l’expérience.
Le Gravel : une pratique pour tous
Bonne nouvelle : le Gravel est accessible à tous les niveaux.
Un VTT peut largement faire l’affaire pour débuter. Certains recyclent même d’anciens VTT en « graveuls », pur esprit so what.
Évidemment, il existe aussi des machines haut de gamme : carbone, transmission électronique, équipements premium…
Dans tous les cas, les pneus larges sont la clé : confort, absorption des chocs et haut rendement sur terrain varié.
Les cyclistes les plus aguerris peuvent se lancer dans des épreuves exigeantes. Mathieu Van der Poel a d’ailleurs été champion du monde Gravel 2024 et des ex-coureurs comme Pierre Rolland ou Romain Bardet participent régulièrement à des épreuves.
Le Gravel reste une pratique ouverte et hybride. Le plus souvent, on y arrive naturellement : de la route vers le Gravel, du VTT vers le Gravel.
Une autre façon de rouler, plus libre, plus aventureuse…et clairement addictive.













